Quand je me suis réveillé ce matin, j’étais pâle comme le ciel, et mes rêves étaient amers

J’ai alors pensé à toi et à nos mois les plus doux

Où chaque jour tu cueillais des fleurs pour ta mère, où tu n’avais pas conscience du temps

Tu flânes comme seul un enfant peut le faire, n’ayant pas encore la crainte de la vie

Insensible à la pluie et au froid de l’existence, mais captant les éléments comme étant chacun des mélopées irradiantes

Tu possèdes la patience contemplative des êtres qui font corps avec la nature

C’est à tes côtés que je fus le plus heureux

Quand tu balbutiais des chants à la victoire de la vie

Aujourd’hui, la mienne n’est plus que soirs tristes

Où je ne fais que penser à toi.

Nicolas Relvas.