La femme qui coud.

Tel le reflet d’une ombre, sur la vitre salie de la fenêtre irradiée par le soleil

Une femme coud.

Je la regarde, on dirait la liseuse de Fragonard, de son teint poudreux et vermeil…

Elle a le visage de celle qui a été sans le sou

Qui a tant souffert

Privée d’offrandes, de luxe et de volupté.

Mais elle coud, créant une œuvre sans chef, sans auteur inspiré.

Elle coud pour chasser les mauvais esprits de son passé,

Elle coud pour oublier qu’elle est enfermée…

Mais le soleil, dehors,

Lui lance des prières fiévreuses,

Elle coud juste parce que ça la rend un peu heureuse…

Femme, couds donc les fils de ta vie,

De ce lit qui te réchauffe, qui te remémore les dures saisons hivernales…

Couds donc les fils de ta vie,

Ne laisse pas les mauvais esprits

T’accabler de prières infernales…

Et alors, tu mourras en paix,

Laissant tes fils et tes filles

Continuer à coudre les fils de leurs vies

Auxquelles tu as donné tant de lait…

Va, couds, et fais des souhaits,

Pour ton âme, ta vie, contre les mauvais esprits

Et n’oublie pas que les dieux

T’accueilleront en leurs cieux.

Nicolas Relvas.

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